Revue de presse politique du 10 juillet 2024

Sommaire

Alternatives Economiques : “Deux visions opposées de la France”

L’article met en lumière les contrastes entre ces deux approches : l’une basée sur la protection et le ressentiment, l’autre sur la solidarité et l’innovation écologique. Les deux visions structurent le débat politique et économique jusqu’à l’élection présidentielle de 2027, chaque camp cherchant à convaincre les électeurs de la viabilité de son programme pour l’avenir de la France..

Déclassement et ressentiment

La première vision, associée au Rassemblement National (RN) et incarnée par Jordan Bardella, s’appuie sur un sentiment de déclassement et de ressentiment. Cette vision propose une baisse de la TVA sur les produits de première nécessité et la retraite à 60 ans pour tous. Le programme du RN est critiqué pour son approche économique floue et ses politiques anti-immigration strictes. Bardella met en avant des mesures protectionnistes et xénophobes, visant à protéger les citoyens français des influences étrangères et à réduire les inégalités en privilégiant les classes moyennes et pauvres.

Soutien à l’offre et à la demande

La seconde vision est portée par le Nouveau Front Populaire (NFP). Ce programme cherche à équilibrer le soutien à l’offre et à la demande en renforçant les investissements publics écologiques, la réindustrialisation verte, et l’amélioration des conditions de travail. Le NFP met l’accent sur la solidarité, la justice fiscale, et la lutte contre les inégalités. Cette vision vise également à renforcer le pouvoir d’achat et les droits des travailleurs tout en soutenant une économie durable.

Arrêt sur images : “Pourquoi les sondages ont raté la victoire du NFP ?” – Par Robin Andraca

Le tiercé gagnant, mais pas dans le bon sens. Les résultats du second tour des élections législatives, qui ont placé le Nouveau front populaire en tête, ont surpris beaucoup de monde. Et contredit l’ensemble des sondages publiés entre le 10 juin, lendemain de la dissolution, et le 5 juillet, jour de clôture des sondages pour le second tour. Comment l’expliquer ? Deux des principaux instituts de sondage, l’Ipsos et l’Ifop, répondent à Arrêt sur images.

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Canard Enchainé : “Avec un Z qui veut dire Zéro”

Eric Zemmour, malgré son ambition de devenir le grand artisan de l’union des droites autour de l’extrême droite, a été éclipsé par le Rassemblement National (RN) et son parti n’a pas réussi à attirer une large adhésion. La publication discute de ses efforts et de ses échecs, en soulignant qu’il n’a pas réussi à réconcilier les différentes factions de la droite. Son slogan, “Reconquête”, et ses messages à ses partisans n’ont pas su galvaniser le soutien nécessaire. Le texte évoque également des incidents internes, des critiques de ses détracteurs, et des projets futurs qui semblent incertains. Voir aussi Trahison chez Reconquête.

Canard Enchaîné : “Star sur TikTok”

Jordan Bardella, une star sur TikTok avec plus de 1,9 million d’abonnés, a récemment rejoint LinkedIn. Le 5 juillet, il a publié un message vantant le programme économique du RN, mais il a reçu peu de succès avec moins de 300 likes. Un commentaire critique sur LinkedIn lui a rappelé que la plateforme exigeait plus de contenu substantiel que TikTok, indiquant que “la cravate et le sourire ne suffisent pas”.

Charlie Hebdo “Toujours en embuscade” de Jean-Yves Camus

L’article discute de la défaite inattendue du Rassemblement National (RN) qui, bien que perçue comme une bonne nouvelle par certains, ne doit pas mener à une démobilisation des efforts politiques. Le RN a cependant augmenté son nombre de sièges à l’Assemblée et a formé une alliance avec les conservateurs, ce qui renforce sa position pour les élections de 2027.

Les défaillances du RN entre les deux tours sont attribuées à un excès de confiance en soi, des déclarations contradictoires de leurs porte-paroles, une préparation insuffisante des candidats, et des commentaires racistes de Jordan Bardella. Ces problèmes ont nui à leur succès électoral. Le parti semble déconnecté des préoccupations économiques actuelles et pourrait perdre l’adhésion de son électorat de base.

Courrier International : “Recoller les morceaux”

Claire Carrard analyse la situation politique en France après le second tour des législatives. Le pays semble prêt à tourner le dos à une époque politique pour emprunter une nouvelle direction. La presse étrangère a largement commenté cet événement, souvent en comparant la situation française à d’autres pays comme le Royaume-Uni.

Andrew Marr dans le “New Statesman” évoque l’importance de ce moment pour la France, avertissant que les nouveaux gagnants doivent éviter les erreurs politiques passées. La presse internationale, comme “Ta Nea” (Grèce), “Pagina 12” (Argentine), et “Il Foglio” (Italie), a exprimé son soulagement face à l’échec du Rassemblement National (RN), tout en prévenant que cette victoire ne doit pas être surestimée.

Le “Financial Times” et d’autres publications ont noté la complexité de la situation avec trois blocs politiques de taille similaire refusant de travailler ensemble, menaçant la stabilité et la gouvernance du pays. “Die Zeit” et la “Süddeutsche Zeitung” ont critiqué la formation rapide de l’alliance de gauche et les difficultés à maintenir une coalition stable.

En conclusion, malgré la défaite apparente du RN, la situation politique française reste fragile. Il est crucial pour les forces politiques de répondre aux attentes des citoyens pour éviter un futur scénario encore plus incertain.

L’Humanité : “Le Nouveau Front populaire dans l’œil de la gauche internationale”

L’article analyse l’impact et l’importance du Nouveau Front Populaire (NFP) français sur la gauche internationale, notamment en Europe, en Amérique latine et aux États-Unis. Le NFP, formé pour contrer la montée de l’extrême droite et des conservateurs, est observé attentivement comme un possible modèle de coalition pour d’autres pays.

Observations européennes

Nikos Pappas, député grec de Syriza, voit l’expérience du NFP comme un “événement majeur”, soulignant que les partis de gauche ne peuvent plus se permettre de rester divisés. La coalition du NFP en France a montré que les forces politiques doivent travailler ensemble pour créer une alternative crédible face à l’extrême droite.

Réactions internationales

  • Italie: Elly Schlein, du Parti Démocrate (PD), insiste sur l’importance de surmonter les divisions pour unifier les progressistes.
  • Brésil: Le président Lula appelle à l’unité des progressistes pour défendre la démocratie et la justice sociale.
  • États-Unis: Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez appuient l’idée d’une coalition progressiste similaire.

Défis et objectifs

Les progressistes en France, et ailleurs, se concentrent sur des questions sociales comme l’abaissement de l’âge de la retraite et l’augmentation des salaires minimums. Alexis Charitsis, de la Nouvelle Gauche (Grèce), souligne l’importance de convaincre les citoyens de l’existence d’une alternative viable.

L’Opinion : “…mais le Rassemblement national masque son jeu”

Après les élections, les membres du Rassemblement National (RN) se montrent confiants et stratégiques dans leurs actions à l’Assemblée nationale. Dirigés par Jordan Bardella, ils se préparent à influencer les décisions gouvernementales, utilisant leur position de premier groupe pour déstabiliser leurs adversaires.

Le RN se présente comme une opposition responsable, rejetant l’idée de motions de censure pour l’instant, mais ne renonce pas à critiquer vivement le gouvernement et à dénoncer les prévisions budgétaires qu’ils jugent insuffisantes. Leur stratégie consiste à se montrer prêts à collaborer tout en restant fermes sur leurs positions, notamment en matière de réforme des retraites et de revalorisation du SMIC.

Ils soulignent l’importance de la discipline et de la préparation, insistant sur le fait que leurs électeurs ne se laisseront pas tromper par les promesses du gouvernement. Le RN compte utiliser chaque opportunité pour affirmer son pouvoir d’influence, tout en se préparant à des confrontations majeures sur des sujets cruciaux comme la réforme des retraites.

Marine Le Pen et ses alliés cherchent à maintenir une image de sérieux et de compétence, tout en gardant une approche critique et vigilante face aux décisions gouvernementales. Ils espèrent tirer parti de toute occasion pour faire avancer leurs idées et s’assurer que leur voix reste centrale dans le débat politique national.

La Croix : “Forte d’une majorité relative à l’Assemblée nationale, la gauche veut gouverner”

Majorité relative : Le NFP, bien que premier groupe de l’Assemblée nationale avec 198 députés, n’a pas une majorité absolue. Cela crée une dynamique complexe pour la formation du gouvernement.

Compétition interne : Jean-Luc Mélenchon de LFI, bien qu’ayant conduit la campagne avec la promesse d’être Premier ministre, fait face à des résistances internes et externes. Le PS, avec Olivier Faure, se positionne également pour le poste.

Accusations de “dénigrement de démocratie” : Des ténors de la gauche accusent le gouvernement de tenter de minimiser leur victoire en formant une majorité centrale alternative.

Divisions et alliances : La liste de Raphaël Glucksmann (Place publique-PS) a donné des voix cruciales à la gauche modérée. Les composantes du NFP, y compris LFI et les socialistes, doivent maintenant naviguer ces alliances et rivalités.

Stratégies gouvernementales : Le NFP doit élaborer une stratégie pour gouverner efficacement, tout en répondant aux attentes de ses divers constituants. Il y a des discussions sur la manière d’inclure ou d’exclure certaines factions pour maintenir l’unité et la stabilité.

La Marseillaise “À Paris, Payan plaide pour le rassemblement”

Le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, s’est rendu à Paris pour participer aux négociations politiques après la dissolution de l’Assemblée nationale. Il plaide pour la nomination d’un Premier ministre socialiste et la formation d’un nouveau front populaire. Payan insiste sur la nécessité de rassembler les différentes factions de la gauche pour obtenir une majorité solide.

Il souligne l’importance d’avoir une approche apaisante et inclusive, critiquant les candidatures poussées par La France Insoumise (LFI) et prônant l’humilité face aux résultats électoraux. Payan insiste sur la nécessité de compromis sur certains points du programme, notamment les réformes des retraites et l’augmentation du SMIC, tout en restant ferme sur des principes clés.

Il appelle également à une révision de la constitution, affirmant que la Vème République est obsolète et qu’il est temps de changer le système pour mieux répondre aux besoins de la population. Payan se positionne ainsi comme un acteur clé dans les efforts pour unifier la gauche et élaborer une stratégie gagnante pour les prochaines élections.

https://www.lamarseillaise.fr/politique/a-paris-payan-plaide-pour-le-rassemblement-CM16294125

La Provence “Dans les coulisses du désistement de Claire Pitollat”

L’article décrit les circonstances entourant le retrait de Claire Pitollat, députée Renaissance, de la course législative dans la 2e circonscription. Ce désistement a permis d’éviter une victoire du Rassemblement National (RN). Claire Pitollat, arrivée troisième au premier tour des élections, a passé le lundi 1er juillet à évaluer les possibilités de reports de voix avant d’annoncer sa décision de se retirer.

Durant cette journée de réflexion, Pitollat a été sous pression constante de la part de la gauche marseillaise, qui la poussait à se désister. Elle a échangé avec plusieurs personnalités politiques, y compris Renaud Muselier, pour peser le pour et le contre de son maintien dans la course. Finalement, elle a choisi de se retirer pour favoriser le dialogue et l’apaisement sur le territoire, et éviter de nourrir les disputes politiques.

Ce geste a été salué par plusieurs élus de gauche, bien que certains, comme Laurent Lhardit, aient continué de lui apporter leur soutien. Pitollat justifie sa décision comme un moyen de trouver des compromis et de répondre aux attentes des électeurs, tout en évitant la montée du RN dans la région.

https://www.laprovence.com/article/politique/1731983367162815/dans-les-coulisses-du-desistement-de-claire-pitollat-pour-le-second-tour-des-legislatives-a-marseille

Le Nouvel Obs : “Gauche – Ceux qui vont compter”

Manuel Bompard : Loyal lieutenant de Jean-Luc Mélenchon, reconnu pour sa fermeté et son efficacité lors des débats télévisés. Dirigeant de LFI, Bompard est connu pour purger les éléments frondeurs et a été réélu dès le premier tour à Marseille.

Olivier Faure : Patron du Parti Socialiste (PS), renforcé par les dernières élections, a doublé le nombre de députés socialistes. A joué un rôle clé en proposant Raphaël Glucksmann pour les européennes et en alignant le PS sur le programme des insoumis.

Marine Tondelier : Secrétaire nationale des écologistes, elle a été centrale dans l’opération NFP, réussissant à négocier et à établir un programme commun malgré la faible performance des Verts aux européennes.

Raphaël Glucksmann : Vainqueur des européennes à gauche, il plaide pour un rééquilibrage entre insoumis et sociaux-démocrates et pour des discussions au-delà du NFP.

Pierre Jouvet : Député européen, Jouvet a travaillé intensivement pour le PS afin de doubler son nombre de députés à l’Assemblée nationale.

Clémence Guetté : Une figure montante de LFI, souvent citée comme première-ministrable, connue pour son engagement et sa connaissance approfondie du programme insoumis.

Benoît Payan : Maire de Marseille, Payan a joué un rôle crucial dans la création du NFP, en appelant à un “Printemps marseillais pour la France”.

Yannick Jadot : Ancien eurodéputé et sénateur de Paris, Jadot a participé à la négociation du programme du NFP et croit en une nouvelle gauche capable de dépasser ses différences.

Boris Vallaud : Député des Landes, Vallaud est un possible Premier ministre et connaît bien l’appareil d’État, ayant été directeur de cabinet de Montebourg et secrétaire général adjoint à l’Élysée sous Hollande.

Sébastien Vincini : Président du conseil départemental de Haute-Garonne, il a contribué à la répartition des circonscriptions pour le PS et est connu pour sa connaissance approfondie de la carte électorale.

François Ruffin : Journaliste et documentariste, Ruffin a appelé à l’alliance des partis de gauche et est critique de Mélenchon, plaidant pour reconquérir les terres post-industrielles.

Ian Brossat : Sénateur de Paris, Brossat est un communiste ouvert, apprécié pour sa maîtrise de soi et ses punchlines.

Aurore Lalucq : Économiste et eurodéputée, Lalucq a défendu les exigences de Place publique et s’est engagée contre l’antisémitisme et pour l’Ukraine.

Le Figaro : “Matignon, arrière-pensées à gauche”

Guillaume Tabard explore les tensions et les stratégies au sein de la gauche française dans le contexte post-élections législatives. Il souligne le déplacement du pouvoir de l’exécutif vers le législatif et la complexité de la situation politique actuelle.

  • Déplacement du pouvoir : La dissolution de l’Assemblée nationale a déplacé le centre de gravité du pouvoir de l’exécutif vers le législatif, créant une dynamique nouvelle et incertaine.
  • Proclamation de la gauche : La gauche, dirigée par le Nouveau Front Populaire (NFP), a proclamé sa victoire, mais il est encore incertain qui conduira le mouvement. Jean-Luc Mélenchon a fait campagne pour la Nupes avec le slogan “Mélenchon Premier ministre”, mais cette ambition est contestée.
  • Division interne : Des divergences idéologiques et des rivalités personnelles, notamment entre Mélenchon et d’autres figures de gauche comme Ruffin et Faure, compliquent la situation. LFI et le PS se disputent l’influence, chacun cherchant à imposer ses candidats.
  • Stratégie de nomination : La question du Premier ministre est cruciale. LFI souhaite que le poste revienne au groupe le plus important de la coalition, tandis que le PS pousse pour ses propres candidats comme Clémence Guetté.
  • Impasses et solutions : La gauche doit trouver un consensus pour éviter l’instabilité. Cependant, il est possible que le Président cherche à former une coalition alternative, rendant la nomination d’un Premier ministre de gauche encore plus incertaine.

Le Monde : “Ruffin : ‘Il fallait que je coupe avec Mélenchon”

François Ruffin, député de la Somme, explique son départ de La France Insoumise (LFI) en critiquant le parti pour avoir abandonné les campagnes populaires et les territoires où le Rassemblement National (RN) progresse. Ruffin déclare que LFI, sous la direction de Jean-Luc Mélenchon, n’a pas su écouter les besoins des gens sur des sujets clés comme la sécurité, l’immigration, et les services publics. Il reproche au parti de se concentrer sur des thèmes qui ne résonnent pas avec les électeurs locaux.

Ruffin affirme que LFI s’est trop polarisée et éloignée de la réalité des Français ordinaires. Il accuse le parti d’avoir négligé les préoccupations des ouvriers et des classes populaires, ce qui a permis au RN de gagner du terrain. Il plaide pour une approche plus pragmatique et locale, qui respecte les préoccupations des citoyens tout en restant fidèle aux valeurs de gauche.

Ruffin souligne l’importance de l’unité et de la coopération avec d’autres forces politiques pour construire un projet politique fort et crédible. Il exprime son désir de rassembler les différentes composantes de la gauche et de proposer une alternative politique viable pour le pays.

https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/07/10/francois-ruffin-jean-luc-melenchon-a-la-tele-tous-les-deux-jours-ca-nous-etranglait-il-fallait-que-je-coupe-la-corde-pour-pouvoir-respirer_6248296_823448.html

Le Monde : “Macron en quête d’une coalition introuvable”

Après les élections législatives, Emmanuel Macron fait face à un défi majeur : trouver une coalition pour gouverner efficacement en l’absence de majorité parlementaire. Malgré la dissolution de l’Assemblée nationale et les espoirs de clarification politique, aucune majorité stable n’émerge.

Macron et son premier ministre, Gabriel Attal, se retrouvent dans une situation complexe où ils doivent composer avec divers partis, y compris l’extrême droite et la gauche. Le président juge crucial de ne pas ignorer les 10 millions d’électeurs du Rassemblement National (RN), tout en cherchant des alliances potentielles avec des forces centristes et conservatrices.

Le manque de consensus rend la gouvernance difficile. Macron tente de rassurer ses alliés et de maintenir le soutien au sein de son propre parti, Renaissance, tout en répondant aux attentes de la population française. La quête d’une coalition viable est rendue encore plus ardue par les divergences idéologiques et les enjeux politiques internes.

https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/07/09/emmanuel-macron-en-quete-d-une-coalition-introuvable_6248080_823448.html

Le Parisien : “Le casse-tête des ministres députés dans l’attente de la démission du gouvernement”

Points principaux :

  • Incompatibilité des fonctions : La Constitution française stipule une incompatibilité entre la fonction parlementaire et la fonction ministérielle. Les ministres élus députés doivent donc choisir entre rester au gouvernement ou siéger à l’Assemblée nationale.
  • Délais et décisions : Le départ du Premier ministre est prévu pour le 18 juillet, ce qui pourrait précipiter la décision des ministres concernés. Ils ont un mois maximum pour trancher, donc avant le 7 août.
  • Conséquences administratives : Cette situation crée une incertitude administrative, car les ministres qui doivent quitter leur poste gouvernemental pour siéger comme députés laissent des vides à combler dans leurs ministères.
  • Stratégies et opinions : Certains ministres, comme ceux proches de Gabriel Attal et Gérald Darmanin, cherchent à influencer la composition future du gouvernement. Les discussions autour des départs potentiels et des nominations créent des tensions internes.
  • Positions académiques : Des experts juridiques comme Anne-Marie Le Pourhiet soulignent la nécessité de respecter la Constitution pour éviter les conflits d’intérêts.

Le Soir (Belgique) : “Marine Le Pen visée par une enquête pour sa campagne de 2022”

La campagne présidentielle de Marine Le Pen (RN) en 2022 est sous enquête pour des soupçons de financement illégal, comme l’a indiqué le parquet de Paris en 2023. La CNCCFP, chargée de vérifier la régularité des dépenses électorales, avait signalé ces irrégularités au parquet. Les détails spécifiques des soupçons n’ont pas été dévoilés.

Marine Le Pen a investi près de 11,5 millions d’euros dans sa campagne de 2022. Cette enquête intervient après une condamnation du RN pour des pratiques similaires lors des élections législatives de 2012, où des kits de campagne surfacturés avaient été remboursés par l’État.

Les Echos : “Croissance, emploi, inflation : ce qui attend le prochain gouvernement”

Croissance économique

  • Prévision de croissance : Le PIB devrait progresser de 1,1 % en 2024, soutenu principalement par la consommation des ménages, qui bénéficiera de gains de pouvoir d’achat de +1,4 %.
  • Consommation des ménages : La consommation des ménages reste le moteur principal de l’activité économique, malgré un contexte économique incertain.

Emploi et marché du travail

  • Taux d’emploi : Le marché de l’emploi reste stable, mais des incertitudes pèsent sur le futur en raison de la situation économique mondiale et de la hausse des taux d’intérêt.
  • Révision du SMIC : Le relèvement du SMIC pourrait également influencer les dépenses de consommation et le pouvoir d’achat.

Inflation

  • Prévisions d’inflation : L’inflation est prévue de se maintenir à des niveaux modérés, bien que les pressions inflationnistes pourraient augmenter en raison de facteurs externes et des politiques monétaires globales.
  • Impact des Jeux Olympiques : Les Jeux Olympiques de Paris devraient apporter une augmentation temporaire du PIB (+0,3 %), mais cet effet sera ponctuel et limité dans le temps.

Dépenses publiques et épargne

  • Dépenses publiques : Les dépenses publiques continueront de jouer un rôle crucial dans la stabilisation de l’économie, surtout en période d’incertitude.
  • Taux d’épargne : Face à un avenir incertain, les Français devraient rester prudents avec un taux d’épargne stable à 17 % du revenu disponible.

L’article conclut que le prochain gouvernement devra naviguer dans un contexte économique complexe avec une croissance modérée, une inflation contrôlée, et des défis significatifs en matière de politique économique. Les décisions politiques seront cruciales pour maintenir la stabilité et encourager une reprise durable de l’économie française.

Libération : “A gauche, chacun veut faire la course en tête”

Les différents partis de gauche, incluant les socialistes, communistes, écologistes et insoumis, travaillent ensemble pour définir une méthode de désignation d’un Premier ministre.

  • Bataille interne : Il y a une compétition entre les différentes factions de gauche pour attirer des élus. Les socialistes essaient de rassurer d’anciens membres du groupe Liot en insistant sur leur indépendance vis-à-vis de Mélenchon.
  • Stratégie de coalition : Les discussions au sein de l’alliance sont intenses, avec des tentatives d’inclusion de divers groupes et personnalités pour former une coalition plus large.
  • Importance des liens politiques : Les discussions incluent des efforts pour recruter d’anciens membres de LFI et d’autres groupes, et pour renforcer les liens politiques afin de maximiser l’influence du NFP à l’Assemblée nationale.
  • Défis de l’unité : La diversité des opinions et des stratégies au sein de l’alliance de gauche crée des tensions, mais il y a un effort concerté pour présenter un front uni et efficace.

En résumé, l’article montre que, bien que le NFP soit uni dans son objectif de gouverner, les luttes internes pour le pouvoir et la représentation créent des défis significatifs. La capacité de ces groupes à surmonter leurs différences et à travailler ensemble déterminera leur succès futur dans le paysage politique français.

https://www.liberation.fr/politique/a-gauche-les-groupes-chassent-leur-tete-20240709_NAQGGKY6HJAPVCRFYBNILDETNY/

Marianne : “Du sang bleu… marine”

En 2024, le Rassemblement National (RN) présente le plus grand contingent de candidats nobles aux élections législatives, avec une vingtaine de noms à particule parmi les candidats. Bien que cela puisse suggérer une influence aristocratique, la plupart de ces noms n’ont plus de liens directs avec des familles nobles significatives.

Environ la moitié de ces candidats provient de familles nobles historiques, représentant environ 3 000 familles en France, soit 0,2 % de la population. Parmi les noms cités figurent Céline de Cossé-Brissac, Odile de Mellon, Thomas Du Chalard, et Grégoire de Fournas.

Le RN, fondé par Jean-Marie Le Pen en 1972, a toujours attiré certains membres de l’ancienne noblesse, souvent issus de milieux militaires nostalgiques de l’Algérie française. Depuis l’accession de Marine Le Pen à la présidence du parti en 2011, le RN a cherché à élargir son électorat en visant les classes populaires et en réduisant l’influence des catholiques conservateurs.

Aujourd’hui, le RN parvient à capter un électorat varié, allant de la droite légitimiste et libérale aux classes populaires. Ce transfert des petits barons locaux de la droite modérée vers le RN pourrait indiquer une tendance à la notabilisation du parti.

Mediapart : Après l’échec de son « plan Matignon », le RN se trouve de fausses excuses

Certains parlent de « hold-up démocratique », d’autres d’« alliances du déhonneur », d’autres encore d’« unions improbables ». Ils regrettent les prétendus « procès médiatiques » contre leurs candidat·es et déplorent le « deux poids deux mesures » qui se serait installé, selon eux, dans l’entre-deux-tours des législatives. Chacun avec ses mots, les responsables du Rassemblement national (RN) et leurs alliés disent tous la même chose : si les différentes composantes du « système » ne s’étaient pas liguées contre eux, ils auraient évidemment gagné.

Dimanche soir, peu après l’annonce des résultats, Jordan Bardella s’est d’ailleurs empressé de fustiger les manœuvres d’« un parti unique qui va de Philippe Poutou à Édouard Philippe » – sans craindre les outrances, donc. « Les arrangements électoraux dangereux passés par Emmanuel Macron et Gabriel Attal avec les formations d’extrême gauche privent les Français d’une politique de redressement qu’ils ont pourtant plébiscitée largement en nous plaçant en tête », a-t-il dit. « C’est la leçon principale pour moi : l’arc républicain n’est pas mort et la diabolisation n’est pas terminée », ajoute un membre du bureau national du RN.

Battu en Seine-et-Marne, Philippe Fontana, un transfuge du parti Les Républicains (LR), estime lui aussi que « la cause de l’échec, c’est la constitution d’alliances hétéroclites ». « Des petits arrangements qui ne reflètent pas du tout la volonté des Français », selon la députée Christelle d’Intorni, une proche d’Éric Ciotti, réélue dans les Alpes-Maritimes dès le premier tour. « J’ai l’impression que les gens sont devenus fous. Il y a eu beaucoup de trucs hystériques cette semaine. C’est même blessant », indiquait l’eurodéputé RN Alexandre Varaut lors de la soirée électorale du RN, « surpris » par la résistance du front républicain.

À peine revenus à l’Assemblée nationale, certains phosphorent déjà sur des solutions. Christelle d’Intorni s’apprête par exemple à déposer une proposition de loi « pour éviter ces procédés antidémocratiques ». « Il s’agira d’interdire à un candidat ayant rassemblé 12,5 % au premier tour [le seuil des inscrit·es nécessaire pour se qualifier au second – ndlr] de se désister », détaille-t-elle. Son collègue du RN Jean-Philippe Tanguy assure quant à lui que la proportionnelle sera inscrite dès la prochaine niche parlementaire du groupe d’extrême droite. Entre les deux tours, Marine Le Pen avait pourtant défendu le mode de scrutin existant, devenu momentanément favorable.

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